mercredi 20 juillet 2011

TED Global et TEDx: les nouvelles du front !

Chers amis, je vous ai entretenus ici et là de notre projet TEDxMetz dans le cadre du développement du phénomène TED. Voici le moment de faire le point de l'actualité de TED et de faire des annonces.

TEDxMetz en 2012
Notre équipe d'organisation n'était pas encore complète que l'entreprise qui accompagnait ce projet disparaissait ! J'ai donc poursuivi seul le projet qui devrait prendre corps en Mai 2012.

Je vous en rappelle le thème: les transformations discrètes. Reprenant l'idée de François Jullien qui n'a d'ailleurs pas répondu à mon invitation, nous proposons de décrire en pleine période de ce qui est de plus en plus une crise structurelle lourde les transformations discrètes déjà présentes autour de nous mais imperceptibles, celles qui aideront à passer le cap des grandes ruptures. Trois sessions s'enchaîneront: les transformations de l'individu, celles de l'entreprise et enfin celles de l'environnement. Plus de vingt "speakers" ont dans un premier temps accepté de nous rejoindre, nous verrons ceux qui pourront nous accompagner dans ce décalage de dates.

La ville de Metz a également donné son accord pour ce projet. Nous mettons désormais l'accent sur la recherche de sponsors entreprises et universités. Si d'autres institutions réalisent l'importance du phénomène TED et veulent voler au secours du succès, nous les accueillerons certainement.

TED Global à Edimbourg
Je rentre tout juste d'une semaine passée à TED Global qui se tenait à Edimbourg et dont le thème était "The stuff of Life". Je suis rarement aussi admiratif et j'ai déjà un peu "voyagé" mais là, je peux vous assurer que sur le fond comme sur la forme, cela valait le déplacement. Je vous propose ci-après l'une des premières vidéos mises en ligne, celle de Tim Harford sur "the God Complex":
Il faut imaginer environ 850 "congressistes" dont une cinquantaine de TEDxorganizers (les TEDxers), une centaine de "speakers" plus les TED fellows et le staff de TED.com et quelques invités le tout sur au total toute une semaine dont trois jours et demi de conférences TED.Une sorte de "Davos" des idées nouvelles !

J'ai découvert et parfois rencontré: un artiste français JR lauréat du TED Prize, une musicienne cybernécienne planante à TED University, Imogène Heape, un artiste de l'éphémère manipulant du sable en musique Juan Castillo, plusieurs dirigeants d'ONG très convaincants dont Bunker Roy qui dirige "Barefoot Villages en Inde et dans tout le tiers monde et surtout Justin Hall Tipping qui a fait un exposé parfait sur un sujet qui est une révolution dans l'histoire humaine et non seulement un remède aux crises financière et environnementale le tout à base de nanotechnologies du graphite appliquées à la captation, transformation, distribution et stockage de l'énergie et j'en passe. Je vous ferai peu à peu découvrir certaines de ces conférences majeures.

Le but de TED est atteint: divertissement, technologie, concepts mais aussi état d'esprit et qualité de la relation entre participants avec les intervenants et les organisateurs. A noter que les TEDxers sont en train de créer un réseau mondial d'organisateurs qui projètent de travailler ensemble à l'avenir ... je vous en dirai plus ultérieurement.

Pour un coût bien plus abordable, nous projetons de nous inspirer de cette expérience pour amener à Metz ces idées et cette pratique intelligente et humaniste du "story telling" décriée il est vrai par quelques activistes dogmatiques mal informés.

Evolution de ce blog.
En outre, le présent blog devenant très "gros", relativement visible mais très divers dans sa thématique, il continuera à exister mais comme recueil des articles qui seront publiés par la suite dans des blogs plus spécialisés. L'un de ces blogs sera ainsi dédié à l'actualité TED et TEDx. Plus bientôt, je repars en voyage !

mercredi 6 juillet 2011

Faut-il négocier avec les terroristes ?

Cette dernière semaine a été marquée par la libération de deux otages en Afghanistan, tant mieux (la photo ci-contre à droite provient du site de FR3.fr). Je voudrais profiter de l'événement pour répondre à la question du titre, saluer le travail des négociateurs de l'ombre et présenter une excellente méthode de négociation.

Nous l'avons entendu maintes fois, les politiques disent: "nous ne négocierons pas avec les terroristes !" Faut-il les croire ? Faut-il suivre les journalistes qui immédiatement lancent la polémique: qu'est-ce que le gouvernement français a donc lâché ? Avant de répondre à la question-titre et de vous raconter une petite anecdote personnelle, je voudrais vous présenter une vidéo longue de William Ury, elle n'est pas traduite, la voici pour ceux qui veulent en savoir un peu plus sur l'un des deux fondateurs de la méthode de négociation raisonnée développée à la Harvard Law School:

J'espère bien que certains d'entre vous auront la patience de l'écouter jusqu'au bout car il s'agit de l'expert mondial n°1 du domaine. Voici une seconde vidéo beaucoup plus courte dont j'ai eu l'occasion de faire la traduction des sous-titres sur TED.com et que je diffusais à l'occasion des voeux de la nouvelle année. La revoici:

En très résumé:
Vous pouvez négocier selon trois modes principaux: sur la base d'un bras de fer (la guerre par un moyen pacifique), le marchandage ou la négociation raisonnée, celle dont parle Ury ici. Cela fait presque 30 ans que je connais ses livres et ceux de Fisher et même que je les enseigne pour partie et cela fait seulement une semaine à l'occasion d'une formation fort bien faite que je viens de comprendre ce que  nous redit W Ury dans la première vidéo ci-dessus: nous passons l'essentiel de notre temps à négocier en famille, au bureau, avec soi-même aussi. Et bien sûr à l'occasion des grands conflits de notre temps. Les conflits sont partout: ouverts ou larvés, armés ou au tribunal, assumés ou ignorés ... Autant comprendre de quoi il est vraiment question car il ne s'agit pas d'une simple recette mais véritablement d'une révolution de l'Esprit ! Au passage, reportez-vous à leur livre de base en français: Comment réussir une négociation.

Le principe:
Dès que deux points de vues se rencontrent, ils peuvent s'opposer. Si l'on laisse les énergies et les émotions se masser derrière les positions des protagonistes, on arrive à la guerre totale ... jusqu'à ce que l'amoncellement des cadavres les amène à négocier ! William Ury rappelle que les sociétés traditionnelles "stables" disposent d'un moyen d'éviter le conflit: la troisième force, "the third side". Un principe de médiation naturel: la pression informelle de la communauté des proches et des amis qui amène à découvrir la position commune viable pour les deux protagonistes sans en venir à la guerre ou au meurtre.

Le principe du médiateur est de retrouver la voie de cette troisième force, de créer les conditions de la négociation (voir mon article sur le sujet ici). Puis, se tient la négociation proprement dite qui consiste à distinguer les personnes du problème, "être doux avec les gens et durs avec le problème". Il s'agit alors de discuter non pas des positions qui s'opposent mais de découvrir les intérêts de chacun qui sont cachées derrière et d'imaginer les options les meilleures qui vont permettre de trouver un accord durable.

Les anecdotes:
Ecoutez d'abord celles de William Ury.

Cependant, comme vous le savez, j'aborde le plus souvent des sujets vécus personnellement. Je vous parlerai bientôt d'un conflit d'entreprise que je vis maintenant depuis 4 ans mais en attendant de l'avoir enfin résolu et tout en enseignant partiellement les techniques de négociation moi-même, je continue à me former, ce que j'ai fait la semaine passée au sein de l'Ecole Centrale à Paris sur le thème de la Négociation Raisonnée de Harvard par Philippe Hardier du cabinet GT Conseil que je recommande. Comme je le disais, nous négocions tout le temps. En même temps, les conflits explosent tout autour de nous car il est de plus en plus difficile de les traiter par la force, le mépris ou l'autorité "hiérarchique" surtout quand les média s'en mêlent ... Il va donc falloir apprendre à négocier. Et quel est l'obstacle majeur à la négociation dont le champ s'élargit chaque jour ? Comme le dit W. Ury, c'est ... nous-mêmes ... qui sommes les jouets de nos émotions et de celles de nos interlocuteurs !


Le paradoxe du gourou de la négociation:
Voici donc une petite négociation paradoxale dans laquelle j'ai été partie prenante. Paradoxale car elle illustre ce que je viens de dire et pourtant elle m'oppose à l'un des plus éminents représentants de la méthode Fisher et Ury en France. Cet homme connu dans son milieu, préfacier et auteur de divers ouvrages dont certains sont fondamentaux, forme des négociateurs. Voulant compléter mon cursus de médiateur par un rafraichissement sur la méthode Fisher et Ury sans aller à Boston cette année, en ce mois de Février, je contacte son secrétariat pour trouver une place dans l'un de ses stages. Possible malentendu à l'énoncé de mon profil, il semblerait que ce cabinet pourrait me proposer une collaboration alors que je ne demande qu'une formation. Echange très courtois et agréable puis pas de son, pas d'image pendant deux mois.

Ma formation à la médiation entamée, je rappelle et je sens alors que l'on ne veut ni prendre mon inscription ni me dire pourquoi. Après plusieurs rappels et force insistance, je ne peux toujours pas parler au "gourou" mais je comprends qu'il ne veut pas prendre le risque de me former car il craint de créer ainsi son propre concurrent ! Je pourrais en effet enseigner cette matière très porteuse mais ce n'était pas mon intention de le concurrencer et  de toute manière, je crois qu'il y a vraiment beaucoup de place pour cette matière sans s'en prendre au gâteau d'un gourou !

En quoi cela nous concerne-t-il ?
Tout d'abord, j'ai découvert l'importance de ces techniques et surtout leur utilisation au sein d'un continuum qui va de la guerre à la paix et les limites de leur utilisation. On ne négocie pas quand on pense facilement détruire son ennemi ou lui prendre ce que l'on convoite.

Nous négocions quand nous y avons intérêt. Encore faut-il savoir le faire ! Le gourou ci-dessus m'a démontré que, même un spécialiste, peut partir en vrille rapidement suite à une mauvaise gestion de ses propres peurs et autres émotions et des malentendus. Son refus s'appelle en droit un "refus de vente" surtout s'il n'est pas ou mal motivé... Je ne l'ai pas attaqué en justice (j'avais une bonne "MESORE" ou "BATNA*"). J'aurais pu.  Cependant, alors que Ury et Fisher insistent sur la nécessité de se centrer sur les intérêts et le problème, le "gourou" n'a fait aucun cas de ma personne ... qui saura s'en souvenir et le raconter: la preuve !

J'ai également découvert à cette occasion la vertu cardinale de la simple question "pourquoi ?" qui permet même en cas de positions inconciliables (95% des négociations n'ont pas, au départ, de zone d'accord potentiel !) de trouver des options créatives de solutions communes car le "pourquoi" quand il est bien présenté met sur la voie de l'écoute active. Dans le cas du gourou au moins, malgré l'échec de notre négociation, j'ai rétrospectivement appris et compris que les meilleurs experts ne sont pas forcément ceux qui s'auto-proclament tels ! Faites ce que je dis ... pas ce que je fais ! S'il avait soudain changé d'attitude à mon égard, aurais-je maintenu ma demande à votre avis ? Absolument pas car il m'a démontré son manque de maîtrise tout en me faisant une démonstration éclatante mais par l'absurde de la nécessité d'être "congruent**", au moins en ce domaine.

Alors revenons au titre, faut-il négocier avec les terroristes ? 
Hé bien si vous ne pouvez pas libérer les otages par la force ou la menace, avec qui d'autre voudriez-vous négocier, avec leurs grand-mères ou avec leurs imams ? Evidemment qu'il faut, dans ce cas, négocier avec les terroristes preneurs d'otages. Et que faut-il lâcher ? Le moins possible pour obtenir le mieux possible pour les otages et pour son pays tout en obtenant un accord de la partie adverse ! Et cela nécessite beaucoup d'écoute, de maîtrise et de "pourquoi ?". Je pense que M. Juppé plus que d'autres sait gérer ce type de situation. Bravo donc à son administration et bon retour aux otages.

* MESORE: MEilleure SOlution de REchange (traduction de BATNA)
BATNA: Best Alternative To a Negotiated Agreement
** Congruence: terme employé par le pyschologue Carl Rogers pour indiquer une correspondance exacte entre l'expérience et la prise de conscience. C'est ainsi que la congruence est la qualité majeure pour celui qui enseigne la pédagogie, écrit sur l'écriture, conseille les consultants, communique sur la communication ...

samedi 25 juin 2011

Solar Odyssey: l'aventure sans combustible embarque

Un mot sur le Salon du Bourget:
Pour poursuivre dans la veine de mon dernier billet, Solar Impulse a retenu beaucoup d'attention médiatique même s'il n'a pas pu voler du fait du mauvais ensoleillement. Preuve que le rêve technologique se poursuit, que les avions attirent toujours les petits garçons et que le solaire intéresse.

De Solar Impulse à Zehst:
Pour certains, Solar Impulse fait penser à l'avion à pédales et prête à sourire. Pour d'autres, c'est le rêve du Progrès qui se poursuit: on n'hésite pas à imaginer le voyage en avion hypersonique Paris-Tokyo en 2h30 en montrant la maquette du Zehst (photo à droite) qui volerait à Mach 4 avec des moteurs d'avion utilisant du kérosène "vert" (issu des algues) et des moteurs de fusée (Oxygène-hydrogène ...donc propres !). Un super Concorde dont les promoteurs regrettent simplement que "le voyage ne soit trop court pour permettre aux voyageurs d'apprécier les plaisirs de la Business Class !" Là vraiment, c'est un rêve que je ne partage plus du tout. Rêve pour les nantis tout au plus et faible utilité économique réelle. Notons cependant qu'il existe aux USA un projet de bombardier hypersonique qui a des chances d'être plus sérieux mais pour d'autres raisons.

Le rêve continue sur la mer
Revenons à l'électrique. J'y avais consacré un billet sur une voiture électrique, la Voltéis que m'avait fait connaître Jean Patrick Teyssaire de Planète Verte Mobilité. La semaine dernière, je parlais donc de Solar Impulse, l'avion. Voici aujourd'hui toujours grâce à Jean Patrick, Solar Odyssey, un trimaran électrique équipé de capteurs solaires et conçu pour traverser l'Atlantique puis faire le tour du monde, un projet porté par une PME Nantaise, Lemer Pax:

Quel est l'intérêt d'un tel projet ?
C'est dit dans la vidéo par Frédéric Dahirel, l'un des hélionautes et co-skipper: plutôt que de vainement sponsoriser la Formule 1 ou les courses à la voile, pourquoi les sponsors ne chercheraient-ils pas plutôt à arrimer leur image à un projet qui fait la promotion d'une transformation discrète majeure: celle des véhicules sans combustible embarqué ? Dit comme cela vous voyez que cela peut donner un peu plus de sens à un jeu qui n'est pour l'heure que d'image. L'idée est en effet comme l'a fait Solar Impulse d'attirer les sponsors pour réussir d'abord à battre le record de la traversée de l'Atlantique puis celui du tour du monde. A noter que j'aurais bien aimé qu'un hybride voile-solaire fût inventé à cette occasion mais cela n'aurait pas permis l'homologation des records. Et puis comme la finalité est la communication, il importait que le concept fût simple. En outre certes, il s'agit de la coque de Foncia, un voilier, mais Solar Odyssée n'a plus de pied de mât, de puits de dérive ni l'envergure nécessaire pour naviguer à la voile. Il a été totalement transformé. Cependant, notez aussi à cette occasion la notion de recyclage !

En quoi sommes-nous concernés ?
Je pense aussi à ceux qui ne croient ni au solaire ni au moteur électrique. Prenons justement un peu de champ: en 1880 Gustave Trouvé faisaient naviguer dans le Bois de Boulogne le premier canot électrique (photo ci-contre à droite tirée du site: www.bateau-électrique.fr).

Plus de 130 ans de développement des moteurs thermiques et comparativement rien ou presque (sauf dans les sous-marins et les tondeuses à gazon...) pour le moteur électrique mobile pourtant plus propre et plus silencieux, pourquoi ? Les moteurs électriques ont toujours souffert d'avoir un fil (électrique) à la patte alors que le moteur thermique pouvait être mobile ... à condition d'embarquer son combustible ! Or justement, les technologies du vent et du soleil ont progressé au point de permettre à l'électrique de devenir mobile. C'est ce qu'ont en commun Solar Impulse et Solar Odyssey. Sans eux, et je crois d'avantage à Solar Odyssey, il ne serait pas possible, dans le jeu médiatique actuel, d'intéresser les "forces vives" à de cette recherche pour l'avenir.
Et c'est promis, la prochaine fois, on parle des nouveaux capteurs fins.

vendredi 17 juin 2011

Solar Impulse: quel rêve pour quelle réalité ?

Quand j'étais petit garçon dans les années soixante (1960s, pas 1860s !), les magazines que j'apercevais montraient souvent des images du progrès technique et scientifique représentées par les avions, et les fusées.  Cela faisait rêver les petits garçons et le monde entier. Certes  dans le même temps, les Mirages israéliens clouaient au sol les aviations syriennes et égyptiennes et les B52 américains noyaient la jungle vietnamienne sous des tonnes de défoliant ... Mais c'était pour la bonne cause et ce qui surnageait alors, c'était que la science et la technique portaient notre Société vers le Progrès ! Deux secteurs économiques symbolisaient ce progrès: le secteur pétrolier et le transport aérien. Chacun mettait ou espérait mettre un peu d'essence dans sa propre voiture pour le dimanche aller se promener à Orly et voir les avions avant de pouvoir  un jour y monter soi-même ... Le rêve et la réalité du progrès grâce au pétrole et au transport aérien ! A l'occasion du prochain salon du Bourget, les media nous présentent maintenant cet avion suisse propulsé à l'électricité produite par les capteurs solaires placés sur la la voilure.

Le rêve toujours mais sans pétrole ... Retour aussi aux images des premiers "plus lourds que l'air". Et si demain, les avions volaient grâce au solaire ? Rêve renouvelé ou illusion ? Déjà le prototype a dû recharger 40% de ses batteries au sol à une prise de courant... Quand on connaît le rendement des capteurs actuels, il est probable que nos longs courriers ne voleront pas ainsi avant longtemps !

C'est pourtant avec Solar Impulse le but que poursuit Bertrand Piccard (photo à droite): boucler un tour du monde sans escale et sans pétrole. Bon vent à lui. Vous pouvez trouver l'un de ses livres ci-après: Une trace dans le ciel

A cette occasion, je voudrais signaler deux débuts de réalité pour peut-être prolonger le rêve de façon tangible.

Vers des solutions relais et une poursuite du rêve:
FIAT, le constructeur automobile vient d'annoncer pour 2012 l'arrivée d'un revêtement fin intégrant des nano-capteurs solaires qui a un double avantage. Tout d'abord, le rendement électrique est sensiblement meilleur que celui des capteurs actuels, ensuite, s'agissant de revêtement fins voire d'une simple peinture, ce système serait peu coûteux à installer artisanalement comme industriellement. Le rêve technologique semble donc se prolonger. Il ne s'agira certainement pas de propulser complètement le véhicule mais de contribuer à recharger un moteur hybride et/ou les équipements électriques embarqués. Un bon début. Il y a encore un an, je croyais cette avancée technologique très éloignée et voilà que l'on commence à annoncer des applications pratiques dans les bâtiments, les véhicules, les appareils électroniques ... Je me propose de faire un billet plus précis sur ces nouvelles technologies très prochainement.

Vers un changement des usages et une forme de renoncement:
Ensuite, quelle est l'évolution prévisible du transport aérien ? La disparition du pétrole n'est peut-être pas pour tout de suite même si nous sommes probablement déjà au "peak oil". Cependant, nous pouvons  constater que le prix à la pompe s'envole et que des surtaxes sont déjà appliquées sur les billets d'avion pour compenser la hausse du prix du kérosène. Il n'y aura donc peut-être pas de grand soir écologique mais une transformation économique discrète: le renchérissement progressif du coût du transport et particulièrement du transport aérien devrait en réduire progressivement l'usage. On pourra certainement encore bombarder Kadhafi pendant deux générations et par ailleurs aller en avion en vacances ou en réunion à l'autre bout de la planète. Il faudra simplement être de plus en plus riche pour cela.

En quoi ceci nous concerne-t-il ?
On peut donc imaginer que les prédictions des économistes de la décroissance se réaliseront ici d'elles-même. Comme on peut prendre ses vacances dans le Cantal et qu'il est déjà largement possible de tenir ses réunions avec Skype sans sortir de son bureau, le voyage aérien a des chances de se limiter plus ou moins rapidement aux usages vraiment essentiels. Il faut donc aussi s'attendre à ce que les industries du tourisme de masse en soit lourdement touchées. Enfin, d'ici-là peut-être les nano-capteurs et d'autres technologies auront alors suffisamment progressé pour proposer des solutions relais c'est-à-dire plus économiques et accessoirement moins coûteuses également pour l'environnement. Il résulte de ces deux évolutions que le rêve reste permis mais que les transformations discrètes en cours annoncent donc A LA FOIS des solutions technologiques possibles mais aussi des remises en cause majeures de la société de consommation et du gaspillage telle que nous la connaissons.

samedi 11 juin 2011

Copier: est-ce voler ou foisonner ? Partie 2 sur 2

Je vous ai relaté brièvement que j'ai été confronté à un problème très classique de tricherie en jury étudiant. J'ai relié ce petit fait non pas à des principes moraux tout aussi classiques (du genre: qui vole un oeuf, vole un boeuf  ...) mais à un problème de société très actuel qui débouche sur une question pédagogique et c'est à l'appui de cette réflexion pédagogique que je vous ferai découvrir une vidéo d'un prof anglais pas très classique, lui, le Dr Ken Robinson !

Que cela a-t-il à voir avec les questions de copyright et de copyleft ?
Hé bien dans mon dernier billet, je démarrais par ce débat de spécialistes qui oppose les "libertaires" des échanges communautaires et (presque) non-marchands dont le fer de lance est la communauté des Linuxiens aux "marchands" des grandes sociétés comme Microsoft. S'ajoute à ce débat, la problématique des droits d'auteurs dans la musique, les livres, les films etc... Notre gouvernement  qui se donne volontiers des accents répressifs et les auteurs voudraient contrôler les échanges (Hadopi), les jeunes veulent télécharger sans payer.

Là réside le lien. Il n'est pas douteux que même les "communistes" chinois ne parviendront pas à empêcher les téléchargements illégaux, je ne parie donc pas sur la réussite de notre petit Nicolas ici. Sujet difficile d'autant plus que la société de demain dont on nous dit qu'elle sera surtout immatérielle est en train de saper imperceptiblement le sacro-saint principe des échanges marchands qui est  pourtant présenté comme le triomphe planétaire du "modèle" capitaliste ... Nous nous préparons donc à faire face à grande échelle à une contradiction lourde: la croissance planétaire sera surtout immatérielle et on ne sait pas bien comment répartir les fruits de cette croissance de manière légale (et je ne parle même pas d'équité). Alors dans ce contexte, que pouvons-nous faire à notre toute petite échelle pour rester justes ? Faut-il renforcer les règles traditionnelles ou s'embarquer dans une ouverture libertaire "laxiste" ?

Demandons-nous sérieusement si l'interdiction du plagiat ne paraît pas un peu "old fashioned" à nos jeunes. Entendons-nous, je crois que nous devrions encourager nos enfants à respecter ceux  dont ils "s'inspirent" dans leurs devoirs. Je veux toutefois souligner le fait que s'ils le font actuellement en se cachant, c'est certes sûrement par paresse et facilité mais aussi peut-être un peu parce que l'on leur dit que c'est mal alors qu'il n'en sont pas vraiment convaincus. Et d'ailleurs, est-ce si mal que ça ?

Le gamin qui a cherché un texte, l'a trituré pour le rendre indécelable n'en a-t-il pas retiré quelque chose et sans rien enlever pour autant à son auteur ? En fait, je crois qu'il y a passé presque autant de temps que s'il l'avait  recherché, lu, assimilé, résumé et cité à la régulière. A nous de leur faire faire juste ce petit pas supplémentaire plutôt que de se borner à stigmatiser et à sanctionner des attitudes qui, en fait, se révèlent souvent d'excellents réflexes dans la vie de l'entreprise ... Rappelez-vous de ce que nous enseigne A Comte Sponville: par nature l'entreprise n'est ni morale ni immorale, elle cherche ce qui marche et non ce qui est vertueux ... de façon relativement amorale dans le cadre de ce qui est permis (sinon cela ne marche plus). Alors pour éviter de nous trouver déphasés, faisons évoluer notre pratique pédagogique pour la rendre fonctionnelle dans le cadre de ce qui est moralement acceptable.

Que s'est-il passé depuis le dernier billet ?
Les jurys se sont déroulés, les indélicats ont été sanctionnés individuellement par des notes de mémoires très basses et des mesures pédagogiques d'accompagnement sont à l'étude. Deux des trois étudiants ont assez vite (mais par paliers) admis qu'ils avaient "pompé" sur internet. C'est drôle, pour eux "internet" est une source anonyme et gratuite. Ils citent internet sans se préoccuper du site ni de l'auteur même lorsque leur succès en dépend. Tout se passe comme si "Internet" était synonyme pour eux de domaine public... Raison de plus donc de creuser le sujet avec eux pour leur faire comprendre qu'avec un tout petit peu plus de rigueur, leur plagiat deviendrait un enrichissement non seulement acceptable mais valorisable.

Pour l'instant, nous nous sommes limités au minimum syndical. Dans combien d'écoles, combien d'universités sommes-nous coupables de finalement renoncer à éduquer ? Dans un tel cas, nous risquons également par manque de rigueur de manquer l'opportunité de dépasser l'événement, d'en faire ce que l'un de mes anciens patrons finlandais appelait une "learning experience". Notre Société aura besoin des indélicats eux-mêmes non comme délinquants diplômés mais comme responsables véritables (et qu'on ne me dise pas que c'est la même chose !).

Quel pourrait être un plan d'action en pareil cas ?
Pour les punis (ceux qui ont eu la malchance se faire prendre), je propose de:
  • leur faire refaire le travail en citant leurs sources, 
  • les faire participer à la rédaction d'un code de bonne conduite sur l'utilisation et la citation des oeuvres 
  • de contribuer à un plan de prévention du plagiat dans leur propre établissement comprenant un volet technique (vérification du manuscrit électronique au moyen de filtres logiciels) et un volet d'information à faire auprès des élèves voire des profs et des parents. 
  • de tester le volet technique sur les mémoires déjà notés pour évaluer la proportion de fraude actuelle.
Pour les écoles et les parents, je propose:
  • de mettre en oeuvre ce plan 
  • et de faire évoluer l'approche pédagogique afin de préparer nos enfants à ne pas simplement être sélectionnés sur: 
    • la longueur des rapports, 
    • l'aptitude à mémoriser,
    • le "talent à être banalement conformes"
  •  mais  plutôt d'encourager leur capacité à foisonner, à partager, à faire fonctionner leur esprit critique et à produire une pensée originale, structurée et utile tout en respectant les "oeuvres publiées". 
Dans le monde idéal qui en résulterait, le débat initié dans le domaine du logiciel et se développant autour de toute création originale déboucherait peut-être sur une société plus harmonieuse et plus innovante ...  sans pour autant que soit haïssable toute idée de compétition ou de valorisation différenciée ! Enfin, rien n'empêche de rêver !

Pour préparer l'avenir, misons sur une éducation responsable:
Citer ses sources devrait donc être la règle mais s'appuyer sur ce que d'autres ont déjà fait pour aller soi-même vers du neuf devrait être plus valorisé que la recherche de la conformité. Pour illustrer mon propos, je voudrais vous présenter le professeur Ken Robinson, intervenant vedette des conférences TED qui nous l'explique avec brio (tendez l'oreille son anglais est très british et son humour aussi):


En quoi ceci concerne-t-il nos entreprises ?
Au passage, notons que comme dans beaucoup de "Modèles" du net, TED non seulement ne limite pas la diffusion de ses conférences mais l'encourage ! Cela ne signifie pas que les droits d'image ne sont pas protégés ni que les intervenants ne sont pas respectés. Simplement de plus en plus  d'intervenants acceptent  en superposition des règles marchandes, le principe d'un échange non marchand mutuellement favorable. Au zénith de son développement global, voilà donc que notre société "libérale" est en train de s'hybrider en ré-intégrant d'autres formes de "liens" et d'échanges.

Une autre façon d'appréhender cette hybridation est de considérer que cette forme de don est une approche commerciale où ce qui est donné possède une réelle valeur. Le récepteur en fait son profit et le donneur augmentant sa visibilité et sa crédibilité augmente ses chances de devenir une référence et donc à terme de "vendre" son savoir ou ses produits. C'est beaucoup plus que ce que fait la publicité classique et cela n'a pas la naïveté de prétendre être une démarche désintéressée.

Et que faisons-nous en cela ? Nous retrouvons les pratiques des 17ième et du 18ième siècles mais pour d'autres raisons. A cette époque, les intellectuels (infime minorité) ne vivaient pas de leur plume, leurs écrits étaient dupliqués à quelques dizaines d'exemplaires pour être lus dans les salons ! Le but pour eux était d'être repris par d'autres intellectuels dans leurs correspondances privées ou dans les lectures des salons (le buzz de l'époque) ce qui comptait c'était d'être cité et repris même pas forcément nommément (à cause de la censure du roi) ... Intéressant bouclage même si les temps ont bien changé !

vendredi 10 juin 2011

TEDxValencia: l'aventure continue

Un court billet aujourd'hui pour vous dire que le développement de TED se poursuit. TEDxValencia (vue de Valence à droite) a eu lieu le 6 Mai dernier. TEDGlobal aura lieu à Edimbourg dans un mois. J'y serai et je vous en donnerai des nouvelles. En attendant, les événements indépendants se poursuivent dans le monde entier.

TEDxMetz a enregistré des accords et aussi des retards. Il se produira certainement début 2012. L'aventure continue donc. 

Figurez-vous que la dernière critique que j'ai entendue sur le phénomène TED, c'est qu'il s'agirait d'un phénomène sectaire ! Il n'y a plus à douter: si l'on parle de secte, c'est que les dernières barrières ont été levées et que la chose va prendre même en France. Et puis une secte de cette ampleur, ce serait plutôt une religion ! Autre signe, je ne parviens plus à trouver de "talks" à traduire en français car ils sont pris tout de suite. Le public français du net semble donc de plus en plus accroc. Parmi les grands pays européens,  l'Allemagne et l'Italie semblent plus lentes que la France à adopter la formule TED  mais à en juger par le nombre de traductions, cela progresse là-aussi !

Pour vous montrer que la barrière linguistique tombe et aussi pour satisfaire les curieux, je vous propose  ci-après cette courte vidéo du "making of" de TEDxValencia très axé sur les questions d'apprentissage:


Je cite cet événement-là car la région de Valence en Espagne a décidé de faire de TEDxValencia non pas un événement, ni même un événement annuel récurrent mais une plate forme de partage et de dynamisation régionale. Le but est d'inciter d'autres organisateurs à prendre le relais dans d'autres villes, institutions, entreprises ou organisations de la région afin de démultiplier l'idée un cran de plus !

lundi 6 juin 2011

Copier, est-ce voler ou foisonner ? Partie 1 sur 2.

Du vécu pour soutenir les idées et les initiatives et réciproquement, c'est la ligne de ce blog. Alors voici: nous allons parler de copie légale et illégale et de droit de propriété et je vous raconterai ensuite le triple petit fait presque anodin qui m'a conduit à aborder ce thème fondamental pour le "vivre ensemble".

Commençons par ce documentaire très long présentant, des micro-trottoirs, des témoignages de créateurs et des extraits de conférences en français, anglais et espagnol. Je vous recommande notamment Richard Stallmann (photo de droite), vers le milieu du documentaire, pape du "copyleft" (GNU: système de diffusion de logiciels libres sous Linux), intellectuel américain de gauche et qui s'exprime ici (comble de la provoc !) en français  et aussi Albert Jacquard (photo ci-dessous à droite):


Comment résumer tout cela ?
En gros, il y a deux écoles.
A) les droits d'auteurs protègent la propriété intellectuelle car les auteurs doivent pouvoir vivre de leur production, comme tout propriétaire doit pouvoir jouir de son bien. Base de notre société.
B) Mais dès 1840, Proudhon écrivait: "la propriété c'est le vol" dans "Qu'est-ce que la Propriété". Aujourd'hui, les tenants "du libre" défendent plus modestement la libre copie car elle permet et provoque la créativité et la plus large diffusion  en dupliquant sans rien retrancher à l'auteur. Donc aucun vol possible.
Alors êtes-vous plutôt tradi ou plutôt libertaire ?

Sources: j'ai trouvé le documentaire vidéo ici, vous pouvez le télécharger sur coagul.org et à l'origine, je l'ai découvert grâce à compilatio.net, ici. Je précise afin que l'on ne m'accuse pas de ne pas avoir cité mes sources mais je ne connais pas le nom du réalisateur !

Deux visions de la Société et de l'économie se font face:
La vision A dominant les 19ème et 20ème siècle correspond à une économie de la rareté matérielle. Elle commande la protection et l'accumulation capitalistique. Toute l'économie se centre sur l'échange marchand de biens (matériels), Proud'hon et Marx perdent sur toute la ligne car les démocraties capitalistes s'enrichissent et se développent. On comprend cependant que ce qui semble indiscutable alors pour les biens matériels s'étend aujourd'hui aux biens immatériels encore minoritaires par paresse et intérêts acquis plutôt que par suite d'une réflexion bien adaptée.

Car en face, depuis trente ans, s'affirme une vision B, celle de l'internet et l'économie des biens numériques (économie du lien  et de l'immatériel ?). Elle a transformé le paradigme gagnant-perdant  de la vision A bien plus que toutes les idéologies en une possibilité de fonctionnement gagnant-gagnant. A la fin de mon cours (s'il est bon) j'ai transmis un savoir que j'ai toujours, je ne l'ai donc pas vendu puisque je l'ai toujours. Et si quelqu'un en fait un résumé qu'il poste sur le net, il n'en a pas commis un vol pour autant ! En revanche, si l'on m'a piqué mon vélo pendant le cours, je ne peux plus rentrer chez moi ! Il y a donc bien une différence de nature.

Dans le contexte du 20ème siècle, les économies et sociétés du "partage" ont brillé par leur incurie et leur propension à devenir d'effroyables dictatures ou ont sombré dans un oubli bien mérité comme les phalanstères de Fourrier par exemple. Par contre, dans notre nouveau 21ème siècle, 80% de l'économie développée est immatérielle en totalité ou en grande partie et, en valeur, la part des productions purement intellectuelles ne fait qu'augmenter. On voit donc que le vieux schéma propriétaire risque bientôt être totalement fallacieux alors que faire ? "Hadopiser" (Sarkozy en a fait le sommaire du eG8 tout de même !) ou laisser-faire ? On voit d'ailleurs que ceux qui défendent d'habitude plutôt l'égalité sont  ici du côté de la liberté et que ceux qui d'habitude sont du côté de la liberté d'entreprendre préfèrent corseter, légiférer et privilégier le droit à la différence entre les propriétaires et ceux qui aimeraient aussi toucher des dividendes.

Quel est donc ce vécu anodin qui me fait vous parler de ce sujet complexe ?
Eh bien on ne m'a pas volé mon vélo, ni même mon Iphone, on l'a retrouvé dans le métro ! Non,  je prépare des jurys étudiants et sur trois mémoires que je lis, je découvre  trois plagiats ! Et je me demande quelle attitude adopter face à cette tricherie qui semble se banaliser. Faut-il durement sanctionner ou laisser-faire ?

Pour l'un des rapports, 50% du texte est du copier-coller réorganisé dans un plan nouveau. Le second "auteur" a recopié un chapitre complet qui constitue 30% de son "oeuvre" en ajoutant de ci, de là une phrase de son cru. Le troisième a "pompé" différents passages d'articles et le plus drôle c'est que l'un d'entre eux était probablement un rapport d'étudiant lui-même recopié sur un autre document !

En quoi sommes-nous concernés ?
Face aux escrocs qui ont volé l'Etat, les actionnaires et les salariés de notre entreprise, (voir ici), ma réaction avait été de penser que l'on ne peut pas laisser les tricheurs s'en tirer ainsi. Mais à quelle justice allons-nous faire appel dans le cas de cette tricherie-ci ? Et pour défendre quel droit de propriété ? Il n'y a même pas de préjudice apparent !

Est-ce pour autant un problème dérisoire? Si mes trois rapports (sur trois) sont bien tous des plagiats (et c'est bien le cas, rassurez-vous mon dossier est blindé, j'en ai pris l'habitude !), c'est que je n'ai vraiment pas de chance ou que la situation est gravement répandue ... Il y a donc une certaine urgence pédagogique sinon "sociétale" qui justifie mon préambule !

Peut-être vous direz-vous que le début de mon billet sur les droits d'auteurs et ce "vécu-là" ne constituent pas le même sujet. Je crois que si et j'en ferai la démonstration au prochain numéro comme je vous donnerai les solutions que nous aurons trouvées ... car la suite est encore à venir, je ne la connais pas. J'attends le matin du jury pour publier le présent billet. J'attendrai ensuite quelques jours pour vous faire part dans un autre billet des solutions. D'ici là, vous aurez tout loisir de me laisser vos commentaires pour aider à régler ce délicat problème de façon créative, j'ai hâte de lire vos commentaires  !!!